Les sports extrêmes sont-ils incompatibles avec les paris sportifs ?

  • Posté le : 15 septembre 2011

paris sportifs

Évidemment, tout le monde n’est pas d’accord sur ce qu’il faut entendre par « sport extrême ». Dans cette série d’articles, nous avons donc adopté la définition la plus large (qui est aussi celle de sports-extrêmes.net) en incluant à la fois les sports « dangereux » et les sports dit « à sensations fortes ».

En France, toutes les disciplines ne sont pas ouvertes au pari sportif, une liste restrictive est établie par l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne). Les opérateurs choisissent dans cette liste les sports pour lesquels ils souhaitent proposer des paris. Ainsi, sur Parions Web, le site de paris en ligne de la FDJ, seuls une trentaine de sports  sont ouverts aux paris :

  • la plupart des sports de ballon : basket, foot, handball, rugby, tennis, etc.
  • certains sports de combat : boxe, escrime,  judo, taekwondo, etc.
  • les courses automobiles : formule 1, moto
  • et d’autres sports individuels : athlétisme,  natation, équitation, cyclisme

Il s’avère que les sports extrêmes y sont très peu présents. Comment l’expliquer ?

Le pari sportif et la prise de risque

Les paris sportifs supposent des concurrents qui s’affrontent dans une même compétition avec des conditions de jeu et performance proches : départ simultané des coureurs de 100 mètres avec calcul du vent pour homologuer les éventuels records, terrain délimités, taille des buts et conditions de jeu identiques (« le terrain est le même pour les 2 équipes »),  etc.
Dans l’acception originaire du terme, les sports extrêmes sont traversés par la prise risque, le « lâcher prise », avec une grande place à l’inventivité du pratiquant et à la beauté de son geste : traverser un précipice sur une corde tendue entre deux falaises pour un funambuliste, naviguer dans  un rapide dangereux en kayak, sauter d’une rocher à l’autre sur son bike, etc.

Défi pour soi vs compétition

L’objectif premier du pratiquant de sport extrême n’est donc pas de « gagner », mais de se dépasser et de se confronter à ses propres limites. Il s’agit de relever le défi pour soi-même et de pouvoir se dire fièrement : « je l’ai fait !».

La compétition est parfois présente mais elle semble secondaire. Elle a surtout un objectif d’émulation : entre sportifs de haut niveau, les records permettent de se lancer des défis.
Aussi si elles sont spectaculaires et suscitent par conséquent l’intérêt du grand public, les prouesses réalisées par les pratiquants de sports extrêmes se prêtent difficilement à l’organisation de paris.

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