Dossier spécial : le slackline

Dossier spécial : le slackline
  • Posté le : 31 décembre 2011

Pour ce dernier jour et ce dernier article de l’année, j’ai proposé à Romain un spécialiste de slackline de nous rédiger un dossier spécial présentant dans le détail cette discipline.

Il a fait le job de belle manière et va certainement rejoindre notre équipe de rédacteurs. Si ce dossier vous plait, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou à cliquer sur « J’aime !!« .

La SLACKLINE, c’est quoi ?

Tout d’abord, retour en arrière, nous voici dans les années 80. Des escaladeurs californiens s’amusaient à tendre leurs sangles en deux arbres puis à marcher dessus lors de leur pause entre deux ascensions. C’est le début de la Slackline. Très vite, des rêves de hauteur les poussent à tenter l’expérience entre deux parois d’escalade. Ils ont créé la Highline.

La pratique longtemps réservée (car connue) aux escaladeurs, elle se développe aujourd’hui de manière prépondérante. La France voit sa communauté de slackeurs évoluer de jour en jour. Désormais, elle ne se limite plus au monde de l’escalade. Tout le monde trouve son bonheur dans la slack.

À la différence du câble d’acier ou de la poutre, une sangle possède une élasticité naturelle. Tendue, même très fortement, elle garde une souplesse qui rend sa traversée oscillante, vibrante ou rebondissante. Slackline signifie « ligne molle ».

Différents types de sangles sont désormais « slackable » (plate, tubulaire, large, fine, etc.) afin de varier les sensations obtenues. Même si le matériel d’escalade pour tendre une slackline reste dominant, de plus en plus de fabricant spécifique à la pratique propose un matériel adapté.

Aujourd’hui, il existe des kits complets pour 60/70 Euros qui permettent de s’amuser et s’entrainer sur 15 mètres de slack pour une installation de 3 min montre en main. Peut-être un petit jouet en plus à emmener avec soi lors d’un piquenique en forêt…

Plus qu’un simple défi technique, c’est un véritable entrainement à la concentration. Dès que l’on touche à des highlines, c’est un combat contre soi-même qui s’installe.
Bref, la slack, c’est pour tout le monde.

En sport, en entrainement physique (car beaucoup plus gainant que l’on croit…), en complément de son sport ou en simple loisirs, cette pratique est tout simplement agréable.

 

La SLACKLINE, c’est pour qui ?

Tout le monde peut y trouver son compte, de la petite expérience familiale au fond du jardin en deux arbres à la grosse expédition glacière entre deux pitons rocheux.

 

  • La Shortline, là ou tout commence…

Voici la variante idéale pour s’initier, découvrir la discipline. Une sangle de 5 à 15m de long tendu à 30 cm du sol. Il est très simple en une après-midi de réussir ses premières traversées…
Exemple de video  Shortline :


 

  • La Trickline et la Jumpline, où traverser n’est plus le but ultime…

En effet, cette variante n’est autre que la partie Freestyle de la slack. À une cinquantaine de centimètres du sol, sur une sangle de 10m environ extrêmement tendue, les slacklineurs s’exercent à quelques pirouettes et figures. On parle de trickline lors de figure statiques et de jumpline quand le travail est plus dynamique… De la position du lotus de yoga au Misty Flip du SkatePark, tout est envisageable et envisagé. A la manière de battle de hip-hop, des compétitions organisées permettent à tous ces kangourous de l’extrême d’enchainer les meilleures combinaisons.
Exemple de video jumpline :

 

 

  • La Longline, la longueur, le défi…

Si la largeur de la sangle ne joue que psychologiquement contre l’équilibre, sa tension et sa longueur contraignent l’équilibriste à un sang froid à toute épreuve ainsi qu’à une technique adaptée. Ainsi, traverser 100 ou 200m sur une slack ne correspond plus en rien avec une shortline.

Chaque tremblement, chaque coup de vent, provoque une réaction en chaine qui se matérialise par des vibrations qui traversent la slack de part en part. Comme si cela ne suffisait pas, n’oublions pas que nous parlons de sangle molle, sur de telles distances, la slack peut-être accrochée à plus de 2m de haut pour éviter de toucher le sol au milieu de la traversée. La chute peut faire mal…
Exemple de vidéo Longline :

 

 

  • La Highline, où se lever est un défi…

La highline, c’est de la slack, ni plus ni moins, mais en hauteur. De la « treeline » (accroché en haut des arbres) à la « skyline » (sur des versants montagneux vertigineux, bref, dans les nuages…), elle peut être de n’importe quelle longueur, l’important désormais, c’est le vide. Paradoxalement, si le montage d’une telle ligne est bien réalisé, elle reste la variante slackline la moins dangereuse. En effet, « leashé » (accroché) à la sangle et à une corde de sécurité, la chute fera plus de peur que de mal. Encore faudra t’il lutter contre son esprit qui ne vous laissera pas vous lever sur la sangle comme ça. Bien qu’accroché, que confiant en la sécurité du montage, toute votre raison luttera contre l’inhumain, le non naturel de l’exercice.
Il existe même, comme dans tous les sports extrêmes, quelques exceptions qui la pratique en « free solo », comprenez sans sécurité…
Exemple de vidéo highline :

 

  • La « Rodéoline », ou Rodéo !

Cette pratique a le mérite d’être encore plus simple à installer que les autres. En effet, tout le matériel pour appliquer une tension à la sangle devient inutile puisque le principe de cette variante consiste à marcher sur une sangle non tendue. Par contre, il faut pouvoir l’accrocher relativement haut pour qu’au milieu, on ne touche pas le sol. Pour le coup, l’équilibre est vraiment mis à rude épreuve…
Exemple de vidéo Rodéo :

 

  • Les autres variantes…

La Waterline consiste à marcher au dessus de l’eau. A priori, terrain idéal d’entrainement aux figures, mais il faudra auparavant dompter cette pratique. En effet, au dessus de l’eau, le sol n’est plus, les vibrations aquatiques, les lumières, les ondulations, mettent en difficulté vos sens… Certains disent que la waterline est un bon entrainement à la highline. Une fois apprivoisé, du bonheur à renouveler à chaque rayon de soleil…
Exemple vidéo Waterline :

 

Certains parlent aussi de Baseline. Dans l’esprit de combiner deux pratiques extrêmes : la Highline et le Basejump…


 

ou encore le mélange entre highline et saut pendulaire :


 

Certains riders (ski, roller, skate…) essaient même par moment de grinder les slacks…
Certains la traverse en vélo, en monocycle, en jonglant, d’autres marchent sur des chaines en ville, sur les cordes d’amarrage des péniches, etc.

 

La SLACKLINE, pourquoi pas…

Vous souhaitez en savoir plus ?

  • Slackline tribu : Forum pour les pratiquants de slackline. Lié à une google map, il permettra de localiser facilement si un voisin équilibriste slacke dans le coin et d’échanger avec la communauté.
  • Slack.fr : Site du fabricant français, avec de nombreux guides et renseignement sur la pratique.

Présent également sur facebook, vous pourrez aussi trouver facilement des groupes de pratiquants comme l’association  « Eki-Libre » de Lyon ou « Parislack » par exemple qui seront heureux de pouvoir vous faire essayer l’activité ainsi que vous conseiller ou vous renseigner.

Attention, bien que ludique, cette pratique reste relativement dangereuse. Même à quelques centimètres du sol, une chute mal « équilibrée » peut vous emmener à l’hôpital. De même, la highline demande une certaine connaissance technique de sécurité, ne vous jeter pas seul !!!

Sur ce,

Enjoy !

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