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Qu’est-ce que le « speed riding » ?

L’été est déjà loin. Le froid vient frapper doucement à vos oreilles. Le temps des baignades, du soleil est passé. Mais les casse-cou ne prennent jamais de vacances. Les adeptes des sensations fortes ne sont pas en reste quand vient l’hiver.

Pour les amateurs de parapente, c’est le compromis  parfait pour ne pas perdre la main durant la période froide. Le speed riding mêle à la perfection le parapente et le ski. Avec une voile comprise entre 8 et 16 m2, cette discipline permet d’une part de survoler des endroits inaccessibles et d’autre part de gouter aux joies de la glisse.

Mais attention, cela demande une grande maitrise et il est réservé aux initiés. Un très bon niveau de ski est requis compte tenu de la vitesse engendrée par les voiles et aussi par les nombreux accidents recensés.

D’où vient-il ?

Il faut se replonger dans la fin des années 90 pour retrouver les prémices de ce sport. En effet, B.J Worth fut l’un, voire le premier, à mélanger le ski freestyle avec du vol à l’aide d’un petit parachutespeed-riding-2

dans le Montana qu’il baptise « Blade running ». Mais c’est surtout en 2002, grâce à Jim Slaton que cette pratique devient une discipline. Icarus, un néo-zélandais monte même une équipe et créait des produits spécifiques pour ce nouveau concept. Mais tout cela reste encore peu connu. Par la suite, en 2004, des riders, skis aux pieds et munis d’un parachute, se mettent à descendre les pentes de Valfréjus, en France. Le speed riding commence à émerger progressivement un peu partout. En 2006, des marques de parapente comme Nervures ou Gin commencent à commercialiser des ailes spéciales pour la discipline.

C’est un succès et les domaines skiables comme Peyragudes et Barèges dans les Pyrénées sont prisés. Deux français, Antoine Montant et François Bon s’attaquent respectivement à l’Aiguille du midi et à la face nord du Mont blanc. Le speed riding est lancé. La Fédération Française de Vol Libre reconnait la pratique en 2007 qui s’ouvre au public.

Où le pratiquer ?

Bien sûr, il est préférable d’avoir une petit chaine de montagne à coté de chez soi, c’est toujours un plus. Une paire de skis, un drap de la grand-mère et vous voici parti pour le 7ème ciel…

Non, évidemment, tout cela demande une grande prudence et un encadrement rigoureux. Il existe des écoles spécialisées dans le speed riding, labellisées par la FFVL. Elles proposent des initiations à la discipline sur une courte distance pour permettre aux curieux de découvrir les sensations.

La première école de France se trouve en Savoie, à Valfréjus, au cœur de 4 parcs nationaux. On en recense aujourd’hui 37 dans l’hexagone. Attention, toutes les écoles et les domaines skiables ne sont pas spécialisées dans le speed riding. Il faut donc bien se renseigner avant.

 

Le matériel

Qui dit discipline à risques dit sécurité avant tout. Le matériel est toujours la base la plus importante dans le domaine du sport extrême.

Pour le speed riding, c’est évidemment la même chose. L’équipement se compose d’une voile (comme expliquer plus haut), d’une sellette, d’un casque, d’un masque et d’une paire de ski.

Dans les écoles, lors de l’apprentissage, les pilotes sont généralement munis d’une oreillette pour que les moniteurs puissent leur adresser des conseils, des ordres en direct. Comme le parapente ou le parachute, la vérification de l’équipement est réalisée avec minutie par les enseignants.

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Pour les curieux

On peut très bien aimer les sensations fortes en étant de simples spectateurs. Les risques semblent parfois trop importants mais cela n’empêche en rien d’être curieux.

Le speed riding reste avant tout un sport et un divertissement. speed-riding-4

Il existe des compétitions ouvertes au public, organisées par la FFVL. Cette année, le championnat de France s’est tenu sur le site de Val Fréjus. Plus de 50 compétiteurs étaient présents sur une semaine entière (20-25 Mai 2016)  et la compétition officielle s’est déroulée sur deux jours.

Les deux champions de France de l’édition 2016 sont Valentin Dulluc et Virginie Bouette. La prochaine édition est prévue…

 

 

Les différentes catégories d’épreuves

En compétition de speed riding, deux types d’épreuves peuvent être proposées :

Premièrement, les épreuves de « Derby » :

Elles consistent à effectuer une descente le plus rapidement possible avec des zones de passages imposées qui doivent être franchies soit en volant soit en skiant. Ce type d’épreuve nécessite d’allier vitesse de vol et précision du pilotage.

Deuxièmement,  les épreuves de « Free Ride » :

Elles consistent en une évolution libre du rider sur une « face imposée ». Le pilote est alors noté sur plusieurs critères : la technique, la fluidité et l’enchaînement des figures et l’engagement du parcours dans la face.

A l’heure actuelle, le championnat de France est organisé sur plusieurs compétitions et les compétiteurs doivent cumuler un certain nombre de manches en derby et en free ride en vue de l’obtention du titre de champion(ne)de France.

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Alors, que vous ayez envie de pratiquer ou simplement de regarder, n’hésitez pas une seconde. Chaussez vos skis ou mettez votre doudoune et filez vite découvrir ce sport fort en sensation.

LIENS

Note de service speed riding

Réglement des compétitions

Calendrier de compétition